Avec humour, douceur et respect, elle décrit les filles, femmes puissantes par leur choix ou l’obligation d’embrasser ce métier, détentrices d’un savoir dissimulé et pourtant ancestral (ne dit-on pas que la prostitution est le plus vieux métier du monde ?). Les clients ne sont pas épargnés, entourés de leur solitude et de la misère sexuelle, ou de leurs demandes particulières, difficilement assouvies lors d’une relation non rémunérée.
Emma Becker lève aussi le voile sur l’hypocrisie sociale qui règne au sein de notre société bienpensante et en profite pour nous questionner sur le désir masculin et féminin.
« [...] parce que le bordel au fond, ce n’est qu’un miroir grossissant où tous les défauts, tous les vices des hommes tempérés par le quotidien deviennent assourdissants. »
Entre fiction et documentaire, La Maison nous fait réfléchir et abandonner nos préjugés sur la prostitution et les femmes qui l’exercent.
Bonne lecture !
Fiona