En sa prime jeunesse, l’artiste, venu de sa Bretagne natale, est prêt à faire l'assaut de cette capitale à la fois tant haïe et si enviée.
Ses premières armes, il les fait à L’Enragé, pépinière de talents à venir et entre ensuite au journal Pilote.
En 1974, il crée l'inspecteur Jack Palmer ; celui-ci devient rapidement son personnage fétiche et figure au sommaire de plusieurs magazines comme L'Écho des savanes, Pilote, Télérama.
Pour le dessinateur Yves Got, il scénarise Le Baron noir, d'abord en planches dans l’Écho des savanes puis en strips quotidiens dans Le Matin de Paris.
Il suit un parcours plutôt atypique, n'hésitant pas, au gré des opportunités, à collaborer avec des magazines, tantôt sérieux, tantôt plus provocants. C'est ainsi qu'il entre peu à peu dans le dessin de presse, d'abord par une planche d'actualité dans l'hebdomadaire VSD, puis à partir de 1993, au Canard enchaîné.
Tous ceux qui ont connu René Pétillon peuvent témoigner de de sa fidélité, de sa modestie, de sa générosité, de sa gentillesse:
Fidélité à la Bretagne qui a toujours été chère à son cœur et à laquelle il consacra son dernier Jack Palmer (d’ailleurs traduit en Breton) ;
Fidélité à ses amis compagnons de route de longue date, comme Jean-Marc Rochette avec qui il réalisa trois albums entre 2003 et 2006, avec Florence Cestac pour laquelle il écrivit un savoureux album s’appuyant sur ses souvenirs d’enfance : Super Catho
Modestie en dépit d’un Grand Prix d’Angoulême en 1989, d’un Grand Prix de l’humour vache en 2002 au Salon international du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel et d’un Grand Boum à Blois en 2017.
L'album L'Enquête corse (prix du meilleur album au Festival d'Angoulême 2001) est adapté pour le cinéma dans un film homonyme, réalisé par Alain Berberian et sorti le 7 octobre 2004.