Raccourcis Pictos (YaKaLire)

L’écrivain juif allemand, ancien déporté, est mort le dimanche 30 décembre, à 92 ans. La littérature lui a permis de créer des alter ego de fiction pour dire l’ineffable, avec beaucoup d’humour noir et de crudité, qui ont d’ailleurs souvent empêché la parution de ses livres en Allemagne, son pays natal.

Né en 1926 à Leipzig dans une famille de commerçants juifs, il tente de fuir la montée du nazisme en rejoignant la Roumanie. On retrouve cette expérience dans son roman Le retour au pays de Jossel Wassermann.  En 1941, il est déporté avec son frère et sa mère en Ukraine. À la libération du ghetto par l’Armée rouge en 1944, il rejoint la Palestine à pied depuis l’Europe. Il arrive aux Etats-Unis en 1951, où il ne vit pas le rêve américain et doit survivre au jour le jour à force de petits boulots et écrit dans les cafétérias d’émigrants. Il termine son roman Nuit  en 1958, mais il n’est publié qu'en 1966 par un éditeur américain et censuré en Allemagne pendant 20 ans. Dans son deuxième roman, Le Nazi et le Barbier  écrit en 1968, il raconte l’Holocauste du point du vue rocambolesque du bourreau. C’est en 1989 qu’il obtient le prix Alfred Döblin pour Le Conte de la dernière pensée, roman sur le génocide arménien et seul à ne pas avoir de caractère autobiographique.

Depuis 2006, Edgar Hilsenrath n’écrivait plus. En mêlant vérité et imaginaire, armé d’une écriture ardente, il avait réussi à restituer l’histoire à travers la fiction. Il considérait son œuvre achevée et avait enfin l’âme libérée après la parution en Allemagne de son ultime roman, Terminus Berlin. Ce livre du retour au pays natal paraîtra en février aux éditions du Tripode.

 

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