L’Arpet (Association des Retraités, Préretraités et Eloignés du Travail) se réunit toutes les 6 semaines autour de ses lectures.
Ses membres ont lu, apprécié ou non Alice Munro, ils vous conseillent quelques romans.
Canadienne de langue anglaise, Alice Munro écrit principalement des nouvelles centrées autour de personnages féminins. En 2013, elle reçoit le prix Nobel de la littérature.
Les lunes de Jupiter
J'ai lu ce recueil de nouvelles avec plaisir !
Alice Munro écrit principalement dans ce recueil des histoires de femmes souvent à des moments cruciaux de leur vie. L’intérêt de ces nouvelles réside dans l'interaction de ces femmes avec leurs familles et leurs proches. Elle évoque la pauvreté dans les campagnes, les changements de société. Elle a une vraie finesse d'analyse mentionnant des objets, des paroles, les tissus et les couleurs de ses vêtements, les intonations. Elle est attentive à la différence des sexes, des générations, des rangs sociaux, du rapport à la culture.
Les personnages vivent des moments sur le fil ou voient leur vie basculer sans savoir si c'est positif ou non. Cette incertitude du regard portée sur sa propre existence est sans doute ce qu'il y a de plus touchant.
Trop de bonheur
Trop de bonheur ! On en est loin… C'est en effet plus par son absence que le bonheur brille dans le texte.
Dix récits et autant de tragédies hantées par des personnages en détresse. Alice Munro met en scène des êtres livrés à la misère, à la sauvagerie, à la vieillesse, à la maladie, à la trahison. Il y a toujours un secret enfoui quelque part, un mensonge.
Il y a surtout de la cruauté dans les récits, l'homme se retrouve face à lui-même.
Contrairement à ce qu'annonce le titre de son recueil, ses héroïnes ne croient plus au bonheur, elles voudraient juste un peu de cet amour qui leur est refusé depuis l'enfance.
La danse des ombres heureuses
Recueil de sept nouvelles, écrites entre 1968 et 1974, que l’on peut qualifier d’intimistes, dans lesquelles suinte l’ennui de la vie provinciale dans un pays plat et vide. L’écriture paraît laborieuse (il s’agit peut-être d’un problème de traduction). On attendrait un style plus incisif pour décrire ces personnages un peu falots.
Un peu décevant pour un écrivain couronné par un prix Nobel de littérature.
Rien que la vie