L’Arpet (Association des Retraités, Préretraités et Eloignés du Travail) se réunit toutes les 6 semaines autour de ses lectures.

Ses membres ont lu, apprécié ou non des romancières du Maghreb, ils vous conseillent quelques romans.

 

La dangereuse

Loubna Abidar et Marion Van Renterghem

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Loubna Abidar écrit son autobiographie à la suite du film Much Loved, qui lui vaudra un César à Cannes mais aussi hélas l’opprobre et la haine au Maroc où ce film sera interdit parce qu’elle y joue une prostituée et qu’elle y apparaît nue.

« La catastrophe a commencé quand je suis sortie du ventre de ma mère. »

Loubna raconte son enfance entre les coutumes ancestrales, ses deux familles riches et son père violent et témoigne de la difficulté d’être une femme dans le monde arabo-musulman.

 

 

 

La deuxième épouse

Faouzia Zouari

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A Paris en 2003, un député algérien est retrouvé assassiné. L'enquête fait apparaître qu'il menait une triple vie, entretenant plusieurs foyers. Inspiré de ce fait divers authentique, le roman de Faouzia Zouari met en scène quatre femmes aux prises avec la trahison masculine. D’abord Halima, première épouse, élevée en Algérie, plus fataliste que révoltée par l'infidélité de son mari, tente de s'épanouir dans sa nouvelle identité française. Puis Rosa, la deuxième épouse, magistrate et fille de harki, fait une tentative de suicide en apprenant que son mari a un autre foyer et d'autres enfants. Ensuite Lila, jeune beurette émancipée qui n'a qu'une envie : échapper à sa cité au bras d'un fiancé nanti. Et enfin Farida, la romancière, happée par le destin de Rosa, qu'elle s'obstine à sauver du coma en lui parlant.

Dans l'épreuve commune de chaque épouse réduite au rang d'une “seconde”, en spirales et en échos les itinéraires se croisent. A travers les récits des concubines se dessine la situation des femmes issues de l'immigration, chacune marquée par son passé, sa façon de vivre l'exil ou l'intégration.

Et, au-delà de cette réalité sociologique, s'expriment avec une remarquable justesse les craintes et les fantasmes, les déceptions et les désirs de toute femme.

La fiction et la réalité se nourrissent l'une de l'autre, les personnages emblématiques sont incarnés de manière poignante.

 

 

Des pierres dans ma poche

Kaouther Adimi

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A 25 ans, elle a quitté Alger pour Paris avec joie et appréhension mais séparée d’une partie d’elle-même. Elle se lie d’amitié avec Clotilde, sans domicile, qui lui parle de ses anciens amants, de l’amour et de la douleur de l’amour. Elle est « la lumière de ses matins ». Au bureau, elle raconte sa ville, - mais pas tout, parce qu’on ne peut pas tout confier à des étrangers – l’enfance, l’eau qui ne coule pas au robinet, les bombes, les terroristes qui se cachent dans la forêt.

Quatre années plus tard, un appel de sa mère lui annonce les fiançailles de sa petite sœur et lui demande de rentrer en Algérie pour les célébrer. Nostalgique, elle est néanmoins angoissée par la perspective de ce retour et l’évocation de souvenirs enfouis.

 

 

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

Darina al-Joundi et Mohamed Kacimi

A Avignon en 2007, une comédienne inconnue en France, Darina al-Joundi, enthousiasmait le public et la critique avec une pièce dont elle était la seule interprète : Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter. On y découvrait l'histoire dérangeante d'une jeune Libanaise qui avait connu les pires tourments pour avoir recherché une certaine liberté. De ce texte assez court, destiné à la scène, est né un livre, avec le même titre, et le même coauteur, l'écrivain d'origine algérienne Mohamed Kacimi.

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La première scène, qu'on retrouve en ouverture du livre, est terrible. A la mort de son père, la jeune fille s'enferme seule dans la chambre où gît le cadavre, recouvert d'un linceul blanc. Elle arrache la cassette qui débitait un chant coranique et, à la place, met du Nina Simone. N'était-ce pas conforme aux sentiments de ce réfugié politique syrien, laïc fervent, marié à une Libanaise chiite, qui interdisait à ses filles de prier et de jeûner ? Parents et amis scandalisés tambourinent à la porte, sommant la rebelle d'arrêter ce sacrilège. "Ouvre salope, ouvre ! Ouvre, putain, si tu touches au Livre de Dieu, tu es morte." Elle tient bon, mais va le payer cher...

Son père voulait à tout prix qu'elle soit libre, la laissant commettre tous les excès. "Il avait une passion barbare pour mes écarts", constate Darina al-Joundi. Malgré ce cadeau empoisonné, elle n'en veut plus à ce militant, qui incarnait la faillite d'un rêve arabe de liberté, antérieur à la vague islamiste. La narratrice détaille sa descente aux enfers. Pendant la guerre civile, elle jouait sans cesse avec le feu, comme si c'était sa seule façon de vivre. "J'étais affamée de tout, de sexe, de drogue, d'alcool." Cette overdose était devenue une habitude. "Je ne savais plus vivre sans la guerre, mon corps avait été programmé pour elle..."

De famille musulmane, élevée dans des écoles catholiques, Darina al-Joundi n'est tendre ni pour les islamistes, qui l'ont insultée, battue et humiliée, ni pour les bonnes sœurs de l'asile de Jounieh, où elle a subi la camisole de force à la demande de sa famille.

Dans ce livre impudique et saisissant, où personne n'est épargné, elle arrache sans ménagement le vernis moderne de la société libanaise, au fond très archaïque. L'écriture lui a fait atteindre une certaine sérénité : "Grâce aux mots, je transforme le malheur en bonheur." Pas question cependant de jouer sa pièce au Liban : "Ce serait comme si j'allais jouer pour mon bourreau."

 

 

Mourir est un enchantement

Yasmine Chami

Yasmine Chami est anthropologue, elle vit et travaille à Casablanca. Après Cérémonie, ce livre est son deuxième roman.

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Sara, une femme marocaine de quarante ans fragilisée par un diagnostic médical inquiétant, s’installe sur un canapé, choisissant peut-être de prendre le temps de vivre. Là, tendrement entourée de ses deux fils, elle se livre au plaisir de redécouvrir le contenu d’un grand sac de toile dans lequel se trouvent pêle-mêle toutes ses photos de famille.

Dès lors s’imposent les visages de ses parents, de ses oncles et tantes, ces jeunes gens des années soixante-dix aussi beaux que déterminés au bonheur dans ce pays qui se trouvait pourtant à l’orée d’un basculement irréversible.

Tant d’images, de lumières et d’impressions subtiles figées pour l’éternité. Tant de portraits riches de singularités conjuguées que Sara réanime en éclairant leur vulnérabilité et leur aveuglement face à ce pays tant aimé qui ne cessait pourtant de subir les violences des enjeux de pouvoir.

Un roman d’une rare élégance, sur une constellation familiale qui a rassemblé, au cœur des conflits de l’Histoire, des hommes et des femmes dont l’acceptation profonde de l’humanité des autres a contribué à la création d’un univers éminemment particulier. Un livre où le combat des femmes s’éploie de l’intime à l’universel.

 

 

Le corps de ma mère

Fawzia Zouari

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Tunis, printemps 2007. Fawzia Zouari est au chevet de sa mère, Yamna, mourante. Elle est entourée de ses trois sœurs, Jamila et Noura, « dont maman a fait des prisonnières et des analphabètes comme elle » et Souad, qui, à l’image de son aînée, a pu aller à l’école et construire sa vie loin de l’antre maternel. Les souvenirs s’affrontent.

Chacune des filles révèle l’un des côtés obscurs de la mère. Mais aucune ne peut se prévaloir de connaître son véritable visage, contrairement à sa bonne, Naïma, qui connaît son secret. « Parce que tu as vu et soigné mon corps, tu es devenue mon ayant droit, mon héritière », lui avait-elle déclaré un soir, avant de lui raconter sa vie, digne d’un récit des Mille et Une Nuits avec ses personnages fantasques. Grâce à Naïma, Fawzia Zouari a pu lever le voile sur l’histoire de sa mère.

 

 

La Mecque-Phuket

Saphia Azzedine

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Au travers de cette histoire l'auteure décrit les frustrations, les incompréhensions, les doutes, les révoltes de la jeunesse qui se dévoilent. On y suit les péripéties de Fairouz, une jeune fille assez brillante, coincée entre prescriptions et traditions religieuses ou familiales de son entourage, et en même temps on découvre la tendresse et la bienveillance d'une mère pour sa fille. Elle, a envie de tout retourner. Elle ne supporte plus l'ignorance, l'hypocrisie et le fait qu'on lui dise tout ce qu'elle doit faire ou non. On sent toute la verve féministe.

Avec humour toutes les communautés en prennent pour leur grade : les musulmans, les français de souche, les Picards, les Bretons, les Roms... C'est aussi la logique de l'intégration qui est révélée, entre la famille qui garde ses traditions d'origine pour bien passer dans le quartier et la fille qui a compris que pour s'en sortir, il faut faire comme ceux qui vivent dans ce pays depuis des générations. Entre un père qui passe ses journées à pester contre les "lobbies", une soeur abrutie par la mode et une mère pour qui, le seul horizon de bonheur est d'acheter des sacs Gucci contrefaits le samedi au marché, Fairouz a fort à faire pour exister, changer son quotidien et celui de ses proches.

Le fil conducteur du roman, c'est le projet d'offrir aux deux parents un pèlerinage à La Mecque. Dans ce but, les deux soeurs s'adressent à une agence de voyage spécialisée. D'un autre côté, il y a la très tentante destination Phuket… Entre sacrifice et désir, son coeur balance.

« Il y a deux manières d'envisager Dieu ici-bas. Il y a ceux qui demandent pardon et ceux qui disent merci. J'avais choisi. Merci mon Dieu. »

 

 

Héros anonymes

Saphia Azzedine

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Ryan a tout du sale gosse qui a grandi trop vite, à qui ses parents ont tout cédé, et qui est devenu un véritable petit tyran domestique. A 18 ans il est nombriliste, vaniteux et égocentrique en quête d'identité.

Les choses ne vont pas s'arranger lorsque son père, maghrébin, quitte sa mère, française, pour épouser une jeune maghrébine sans papiers. Sa mère complètement anéantie devient grosse, lesbienne et alcoolique.

Ce bellâtre junior adore ainsi se faire passer pour un "sauvageon d'extrême droite sur les sites islamiques" et s'imagine en un "terroriste propagandiste" sur les portails islamophobes. Tout l'insupporte, il conteste tout et son contraire et envisage de faire sauter une bombe dans une crèche.

Dans ce roman, tout est noir, tout est moche, il n'y a pas un grain d'espoir. Tout est de la faute des autres. On se demande ce que l'auteure veut dire et quel message elle veut faire passer.

C'est sidérant de vulgarité, c'est un fatras d'éructations de café du commerce parsemé de calembours piteux.

 

 

Toute une histoire

Hanan El-Cheikh 

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Dans ce récit tendre et drôle à la fois, Hanan el-Cheikh rapporte avec une scrupuleuse fidélité les confessions de sa mère analphabète, Kamleh, née au début des années 1930 dans une famille chiite extrêmement pauvre, au Sud-Liban.

Après la mort prématurée de sa grande soeur, Kamleh est promise à son beau-frère alors qu’elle n’a que onze ans. Dans le quartier populaire de Beyrouth où elle s’installe avec la famille de son futur mari, elle est placée comme apprentie chez une couturière et tombe amoureuse du cousin de cette dernière, Mohamed, un jeune lettré féru de poésie. Forcée à quatorze ans de se marier avec son fiancé, Kamleh a une fille l’année suivante, puis une seconde, Hanan, trois ans plus tard, mais reste follement éprise du beau Mohamed. Elle échange avec lui des lettres enflammées qu’elle se fait écrire et lire par ses amies, s’identifie  aux héroïnes du cinéma égyptien, se grise des paroles ardentes des chansons à la mode. Elle va surtout, bravant tous les usages, tenter d’obtenir le divorce, au risque d’être séparée de ses filles… Portrait finement dessiné d’une femme du peuple, rusée, truculente, enjouée, ce récit a été salué à sa  parution, en arabe puis en anglais, par une presse unanime.

Ce livre est passionnant, très bien écrit, les chapitres sont très courts. Le roman contient les poèmes de Mohamed et des dessins de Kamleh.

 

 

Hizya

Maïssa Bey

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Au commencement était la légende de Hizya. C’est l’histoire d’une belle femme qui disparut très jeune, au XIXème siècle. Son amoureux Sayed, foudroyé par le chagrin, fit écrire un poème par Ben Guittoun pour exprimer le malheur qui avait bouleversé son âme suite à la disparition de sa bien-aimée. La légende influença différents artistes, devenue au fil des temps une célèbre chanson du patrimoine algérien.

La narratrice, une jeune fille diplômée travaillant dans un salon de coiffure, est influencée par le personnage de cette légende. Hantée par l’autre Hizya, elle veut vivre une histoire d’amour orageuse, à rendre fous les hommes, à être une muse, à ravir les esprits et enflammer les cœurs. Ce rêve l’habite et motive chaque instant dans sa vie. Un jour, elle fait la rencontre d’un jeune homme : des discussions, des rencontres, des rêves. A présent, elle rend jaloux d’autres hommes, ce qui la flatte davantage et l’approche du sommet de son dessein. Pour réaliser son rêve et aller jusqu’au bout de sa quête, elle doit transgresser, dire, braver cette ligne rouge qui se trace devant elle. Ainsi, elle se trouve reléguée entre deux mondes : rébellion et interdits.

En outre, elle vit dans la Casbah. Un célèbre lieu du patrimoine algérien qui est, en revanche, un symbole de réclusion et d’interdits. Ici, tout se contrôle, et les traditions se lèguent d’une génération à l’autre. Plus loin, c’est Alger la blanche. Ici, les femmes vont et viennent, la transgression des interdits est une nécessité quotidienne. La narratrice vit ainsi un dédoublement de personnages : l’Une dans une Casbah en noir et blanc, l’Autre dans une Alger en couleurs. Et ce va-et-vient entre deux lieux contradictoires décrit la situation complexe d’être entre poésie et réalité.

 

 

Chanson douce

Leïla Slimani

Prix Goncourt 2016 - Grand prix lectrice Elle 2017 - Grand prix des lycéennes 2017

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Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Elle s’est lancée dans l’écriture de Chanson douce après avoir eu connaissance d’une tragédie aux Etats-Unis. En rentrant chez elle un beau jour de 2012, une mère de famille avait retrouvé ses deux jeunes enfants morts, poignardés par leur nounou de 50 ans. Un crime atroce qui se révèle être un déclic littéraire pour Leila Slimani. Une trame narrative qui transpose l’histoire à Paris, s’éloignant géographiquement du drame originel tout en y restant viscéralement liée.

  

 

Infidèles

Abdellah Taïa

Abdelllah TAÏA est né en 1973 au Maroc, il est cinéaste et écrivain. Par ces livres et par ses prises de position publiques, à visage découvert, pour défendre l'homosexualité et la liberté des personnes dans son pays, il demeure une sorte d'icône au Maroc et dans les pays musulmans, violemment attaqué par les islamistes et encensé par les jeunes et les modernistes.

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Slima est une prostituée marocaine. Son fils Jallal est très attaché à elle. Il l'aide à attraper les hommes, les clients, les soldats d'une base militaire, il parle et se bat à sa place. Ensemble, ils découvrent à la télévision Marylin Monroe dans le film, « River of no return », en tombent amoureux et en font leur déesse protectrice. Purs et impurs, cette mère et son fils réinventent continuellement le sens profond de leur vie mouvementée, comme dans le film, où les héros luttent contre les remous de la rivière, et de leur attachement pour le Maroc, fait d'amour et de haine. Slima est arrêtée par la police marocaine, torturée et violée, pour la « ramener dans le bon chemin ». Etape après étape, ils redécouvrent leur religion, l'islam, et la vivent d'une manière inédite.

 

 

Un ciel de coquelicots

Zohreh Ghahremani

C’est une histoire d’amitié entre deux lycéennes iraniennes qui commence en 1968, sous le régime du Shah, au moment où la contestation commence à se faire sentir.

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Rova est la fille d’un notable, riche propriétaire terrien. Shireen est d’un milieu modeste et musulmane pratiquante. C’est Rova qui raconte cette amitié. Surprotégée, elle a un peu peur de tout, et est très respectueuse des traditions familiales. En réalité, elle n’a pas le choix. Shireen est une jeune fille indépendante, très réfléchie, et elle a déjà une conscience politique.

Beaucoup de sujets sont abordés dans ce roman : les problèmes des choix de vie pour les jeunes, l’importance des traditions familiales, le rôle de l’éducation, la difficulté de vivre dans un pays en transformation, mais aussi la difficulté de vivre l’exil… Et surtout on y découvre la vie des Iraniens à cette époque où tout le monde se méfie de tout le monde car la police du Shah surveille tout, la différence de mode de vie selon la classe sociale ou la proximité du régime du Shah, mais aussi la culture et l’histoire iranienne.

 

Retrouvez les conseils de lecture de l'Arpet pour Laurent Mauvignier, Alice Munro, la littérature polonaise, Gérard Mordillat et Delphine de Vigan.